Fatigue hormonale chez la femme : causes et solutions

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Vous vous sentez fatiguée … même le matin après une bonne nuit de sommeil ?
Vous avez l’impression de manquer d’énergie sans raison évidente ?

Parfois vous savez intuitivement d’où vient cette fatigue, mais elle peut aussi être plus difficile à expliquer … surtout lorsque les analyses sont « normales ».

La fatigue hormonale chez la femme est une situation fréquente, mais encore mal comprise.

Et pourtant, elle est bien réelle et se vit aussi mal dans le corps que dans la tête.

Chez de nombreuses femmes, cette fatigue est en lien avec un déséquilibre hormonal.

Dans cet article, nous allons explorer les causes de cette fatigue hormonale, ainsi que les solutions qu’il est possible d’y apporter.

 

Une question essentielle se pose souvent :

« Pourquoi certaines femmes sont-elles épuisées … alors que tout semble “normal” » ?

À retenir

La fatigue hormonale chez la femme est fréquente et souvent multifactorielle.
Elle peut être liée aux fluctuations hormonales, mais aussi au stress, au sommeil, à l’alimentation et au métabolisme.
Une approche globale permet souvent d’en améliorer significativement les symptômes.

 

Qu’est-ce que la fatigue hormonale chez la femme ?

C’est une fatigue persistante qui est liée à des déséquilibres hormonaux ou à des fluctuations hormonales excessives :

  • œstrogènes
  • progestérone
  • cortisol
  • hormones thyroïdiennes

 

Mais cette fatigue n’est pas toujours directement liée aux hormones …

On ne trouve que ce que l’on cherche, et il faut pousser le raisonnement pour pouvoir comprendre.

Nous verrons que les analyses de biologie fonctionnelle sont une aide précieuse … mais il est important de s’attarder sur la théorie pour comprendre !

 

Quels sont les symptômes de la fatigue hormonale ?

Ces symptômes peuvent être à l’origine de la fatigue, ou en être des conséquences.

Mais il y a souvent la notion de cercle vicieux et d’amplification des problèmes qui interagissent les uns avec les autres. On constate :

  • de la fatigue persistante
  • un sommeil non réparateur
  • de l’irritabilité
  • des troubles du cycle
  • une baisse de motivation
  • des troubles digestifs : ballonnements, constipation, alternance diarrhées-constipation, douleurs digestives
  • une prise de poids

 

Vous vous reconnaissez peut-être dans plusieurs de ces symptômes…

Mais d’où vient réellement cette fatigue ?

 

Quelles sont les causes de la fatigue hormonale ?

La fatigue hormonale ne s’explique jamais par une seule cause.

Elle résulte le plus souvent d’un déséquilibre global du système de régulation de l’organisme.

 

Le rôle des fluctuations hormonales

Le système hormonal fonctionne comme un équilibre fin et dynamique.

Lorsque cet équilibre est perturbé, cela peut impacter directement :

  • le niveau d’énergie
  • le système nerveux
  • la capacité de récupération

Voyons quelles sont les principales hormones concernées.

 

Le rôle du cholestérol, à la base du système, et des cofacteurs

Le cholestérol est souvent perçu négativement, mais il est en réalité indispensable à la synthèse hormonale.

Toutes les hormones stéroïdiennes dérivent du cholestérol et de son noyau « stérol ». Ce point est fondamental !

Heureusement, l’organisme régule généralement bien sa production.

En revanche, certains facteurs peuvent perturber cette synthèse :

  • des déficits enzymatiques (polymorphismes génétiques)
  • des carences en cofacteurs (vitamines, minéraux…)
  • un terrain inflammatoire
  • un stress chronique

Résultat : une production hormonale moins efficace …
et une fatigue qui peut s’installer progressivement.

 

Ce schéma de la stéroïdogénèse explique ces synthèses en détails : toutes ces hormones dérivent du cholestérol !

 

Stéroïdogénèse, cortisol et hormones sexuelles

 

Les précurseurs hormonaux

Deux précurseurs hormonaux dérivant du cholestérol sont particulièrement importants :

  • la prégnénolone, véritable “mère des hormones”
  • la DHEA (DéHydro-EpiAndrostérone), impliquée dans la synthèse des androgènes et des œstrogènes.

Ces molécules n’ont pas d’action directe dans l’organisme car elles n’ont pas de récepteur dédié, mais elles sont indispensables à la production hormonale.

En effet, un déséquilibre à ce niveau peut perturber toute la chaîne de synthèse hormonale.

 

La testostérone

Une femme produit des androgènes toute sa vie, à partir de la DHEA.

Un taux suffisant de testostérone chez la femme est important car c’est l’aromatisation des androgènes qui permet la synthèse des oestrogènes (cf aromatase sur le schéma de la stéroïdogénèse). Mais un bon taux de testostérone est également important car en cas de carence on peut observer :

  • une chute d’énergie
  • un épuisement
  • de la sarcopénie (fonte musculaire)
  • une perte de motivation
  • de la cellulite
  • une hypo-sensibilité du clitoris
  • une absence de désir …

 

Je reprends ici un excellent post du Dr Didier Cosserat à ce sujet :

« Une femme épuisée, sans désir, sans élan, sans feu n’est pas forcément anxieuse, ménopausée ou “psy”. Elle est peut-être androgéniquement affamée.
La dépression féminine n’est pas toujours un trouble de la sérotonine ou une carence en T3.
C’est parfois une panne de carburant mitochondrial, musculaire et libidinal. Ce carburant s’appelle la testostérone.
Avant d’éteindre définitivement le feu sous les couettes avec des antidépresseurs et les anxiolytiques, vérifiez s’il reste une étincelle hormonale.

Une femme à qui l’on rend son androgénicité ne retrouve pas seulement le sourire.
Elle retrouve l’audace, l’élan… et la vie. »

 

Les œstrogènes : énergie, motivation et équilibre global

Les œstrogènes jouent un rôle majeur dans la vitalité féminine.

Ils influencent :

  • l’énergie et l’humeur (via la sérotonine)
  • la motivation et le plaisir (via la dopamine)
  • la libido
  • la régulation de l’inflammation
  • la santé osseuse
  • la santé cardiovasculaire (augmentation du HDL, diminution du LDL)
  • la sensibilité à l’insuline
  • l’équilibre du microbiote intestinal et vaginal. Le microbiote influence le métabolisme des œstrogènes (estrobolome), et en retour, les œstrogènes modulent l’équilibre du microbiote.

Ils participent également à l’équilibre hormonal global, notamment par leur effet anti-androgène.

 

La progestérone : récupération et apaisement

La progestérone joue un rôle essentiel dans :

  • l’apaisement du système nerveux : rôle anxiolytique (effet GABAergique) et anti-dépresseur
  • la régulation du stress : en participant à la modulation du cortisol
  • la qualité du sommeil
  • la récupération physique et mentale
  • la régulation de l’inflammation
  • l’équilibre hydrique (effet diurétique)

Elle participe aussi à l’activation des hormones thyroïdiennes. C’est un rôle métabolique plus discret mais essentiel car une progestérone insuffisante peut indirectement contribuer à une baisse d’énergie.

 

Malgré tout, les hormones ne sont pas les seules responsables …

Le stress est un acteur majeur de la fatigue.

 

Le rôle du cortisol (stress)

Le cortisol est une hormone essentielle à l’adaptation.

Mais lorsqu’il est sécrété en excès, sur une longue période, il devient délétère.

On observe alors :

  • une fatigue nerveuse
  • une hyperactivation du système nerveux
  • une diminution des capacités de récupération

Le corps reste en “mode alerte” en permanence.

 

Conséquence directe : l’organisme consomme plus d’énergie … mais en produit moins efficacement.

C’est un terrain idéal pour une fatigue persistante.

 

Les hormones thyroïdiennes

Les hormones thyroïdiennes jouent un rôle central dans la production et la régulation de l’énergie.

L’hormone active, la T3 (tri-iodothyronine), agit directement au niveau des cellules en se fixant sur des récepteurs présents dans l’ensemble de l’organisme.

Elle régule le métabolisme énergétique et l’activité mitochondriale, qui sont essentiels à la production d’énergie (5).

Elle stimule notamment :

  • le métabolisme énergétique

  • la production de chaleur

  • l’activité des mitochondries (les “centrales énergétiques” des cellules)

  • le fonctionnement du système nerveux

  • le péristaltisme et toute la digestion

Lorsque la T3 est insuffisante — ou mal utilisée par les cellules — l’organisme fonctionne “au ralenti”.

On peut alors observer des signes évocateurs d’une hypothyroïdie fonctionnelle :

  • fatigue persistante

  • sensation de ralentissement

  • frilosité

  • prise de poids

  • constipation
  • troubles de la concentration

  • baisse de motivation

 

Les bilans biologiques classiques dosent uniquement la TSH qui est très souvent “dans les normes”, alors que la conversion en T3 ou son utilisation cellulaire est sous-optimale. On parle alors d’hypothyroïdie frustre.

Plusieurs facteurs peuvent perturber cet équilibre :

  • le stress chronique (via le cortisol)

  • les carences nutritionnelles (iode, sélénium, zinc, fer, magnésium, omégas 3 …)

  • l’inflammation

  • certains déséquilibres digestifs

 

Le rôle du microbiote et de la digestion

Le microbiote intestinal joue un rôle central dans l’équilibre global de l’organisme.

Il participe notamment :

  • à la digestion
  • à l’immunité
  • à la régulation de l’inflammation
  • et au métabolisme des hormones et notamment celui des œstrogènes.

 

Microbiote et hormones : un lien étroit

Certaines bactéries intestinales sont impliquées dans le métabolisme des œstrogènes.

Cet ensemble est appelé estrobolome (1) car il va influer sur :

  • l’élimination des
  • ou leur transformation et leur recirculation dans l’organisme

Cette recirculation consiste en la réabsorption intestinale des œstrogènes qui ont été métabolisés et éliminés par le foie. Ce mécanisme est délétère et peut être majoré par un transit lent ou de la constipation.

Ainsi une dysbiose (déséquilibre de ce microbiote) peut perturber l’équilibre hormonal (2) et peut contribuer à :

  • de la fatigue
  • des troubles de l’humeur
  • de l’inflammation
  • des troubles digestifs

 

Microbiote et énergie

Le microbiote influence aussi directement la production d’énergie.

Il intervient dans :

  • l’absorption des nutriments
  • la synthèse de certaines vitamines B
  • la préservation d’une barrière intestinale intègre et fonctionnelle, et la stabilité immunitaire associée
  • la régulation de l’inflammation

Or, une inflammation de bas grade consomme de l’énergie en permanence.

Alors l’organisme dépense plus d’énergie et en produit moins efficacement.

 

Une digestion perturbée peut alors entraîner :

  • des carences micronutritionnelles
  • une mauvaise assimilation des protéines (précurseurs des neurotransmetteurs)
  • une fatigue persistante malgré une alimentation correcte

 

Je parle du rôle du microbiote dans l’équilibre hormonal dans ces 2 articles :

Syndrome prémenstruel : causes et symptômes

Périménopause : symptômes fréquents et explications

 

La fatigue hormonale n’est donc pas uniquement liée aux hormones : elle correspond à un déséquilibre global de la production, de la régulation et de l’utilisation de l’énergie dans l’organisme.

 

Mais alors :

« Pourquoi certaines femmes sont-elles beaucoup plus fatiguées que d’autres ? »

« Quels sont les autres facteurs qui épuisent votre énergie au quotidien ? »

 

Pourquoi certaines femmes sont plus fatiguées que d’autres ?

Toutes les femmes vivent des fluctuations hormonales au cours de leur vie.

Et pourtant certaines restent globalement en forme alors que d’autres développent une fatigue persistante, parfois difficile à expliquer.

Cette différence ne dépend pas uniquement des hormones, mais repose aussi sur le terrain.

Lorsque plusieurs déséquilibres s’accumulent, l’organisme devient moins performant.

La fatigue apparaît … puis s’installe.

 

De nombreux facteurs, autres qu’hormonaux au sens strict, peuvent expliquer ces différences.

  • stress chronique
  • sommeil
  • glycémie
  • microbiote
  • inflammation
  • carences nutritionnelles
  • carences en cofacteurs (molécules nécessaires au bon déroulement des réactions enzymatiques)
  • génétique : déficits enzymatiques (polymorphismes génétiques)
  • épigénétique : facteurs environnementaux
  • surpoids et obésité

 

Le stress chronique

Le stress est l’un des facteurs les plus fréquents (4). Une activation prolongée du système de stress entraîne :

  • une production excessive de cortisol
  • une hyperstimulation du système nerveux
  • une augmentation de la dépense énergétique

À long terme, le stress épuise les capacités d’adaptation de l’organisme.

 

Le sommeil

Un sommeil non réparateur empêche l’organisme de récupérer correctement. Chaque mauvaise nuit majore la fatigue et impacte :

  • le système nerveux
  • les hormones
  • la production d’énergie

Et même si la durée de sommeil semble correcte, un sommeil de mauvaise qualité peut à lui seul entretenir la fatigue.

 

La glycémie

Les variations de glycémie jouent un rôle majeur. Les femmes qui ont souvent des pics de sucre suivis d’hypoglycémies vont avoir :

  • une activation du système de stress : adrénaline, cortisol
  • des fluctuations d’énergie
  • une fatigue en “yoyo”
  • un risque de surpoids voir d’obésité accrue

Ces variations énergétiques répétées sollicitent fortement le système nerveux et peuvent, à long terme, entretenir une fatigue chronique.

 

Le microbiote intestinal

Les femmes qui présentent une dysbiose et des troubles digestifs vont souvent avoir des épisodes de fatigues marqués. Le déséquilibre du microbiote va :

  • perturber le métabolisme hormonal
  • favoriser l’inflammation
  • altérer l’absorption des nutriments
  • donner des symptômes digestifs parfois très gênants : ballonnements, diarrhées, coliques …

Résultat : une production d’énergie moins efficace et toujours plus de fatigue.

 

L’inflammation de bas grade

Souvent silencieuse, elle consomme de l’énergie en permanence.

L’organisme reste en état d’alerte chronique, ce qui mobilise des ressources importantes.

Cette “consommation invisible” peut contribuer à une fatigue persistante.

 

Les carences nutritionnelles

De nombreux micronutriments sont indispensables à la production d’énergie :

  • magnésium
  • vitamines du groupe B
  • fer
  • zinc
  • oméga-3

Une carence, même modérée, peut suffire à perturber le fonctionnement global.

 

Les carences en cofacteurs

Les réactions biologiques nécessitent des cofacteurs : vitamines, minéraux, oligo-éléments.

Sans eux, les enzymes fonctionnent moins efficacement. Résultat :

  • production d’énergie ralentie
  • déséquilibres hormonaux
  • fatigue persistante

 

Les facteurs génétiques

Les gènes sont hérités de nos parents. Un même gène peut avoir différentes « écritures » et se traduire soit par des protéines différentes (parfois à l’origine de pathologies génétiques), soit par une plus ou moins bonne synthèse des protéines ou enzymes correspondant à ce gène. On parle de polymorphisme génétique qui peut entraîner :

  • des déficits enzymatiques
  • une moins bonne capacité d’adaptation
  • une sensibilité accrue au stress ou aux carences

 

L’épigénétique

L’environnement influence directement l’expression des gènes.

Alimentation, stress, sommeil, toxiques, perturbateurs endocriniens …

Ces facteurs peuvent activer ou inhiber certaines fonctions biologiques.

Ce n’est pas seulement votre génétique qui compte, mais la manière dont elle s’exprime.

 

Le surpoids et l’obésité

Le tissu adipeux est un tissu hormonal actif. Il influence :

  • le métabolisme des œstrogènes
  • l’inflammation
  • la sensibilité à l’insuline

Ces déséquilibres peuvent contribuer à :

  • une fatigue persistante
  • une moindre efficacité énergétique

Le surpoids et tout particulièrement l’obésité sont un frein à l’activité physique qui, nous l’avons vu, est nécessaire à une bonne santé.

 

Ce n’est pas un seul facteur qui explique la fatigue, mais l’accumulation de plusieurs déséquilibres.

C’est ce qui explique pourquoi certaines femmes sont beaucoup plus fatiguées que d’autres.

 

Comment réduire la fatigue hormonale ?

La fatigue hormonale ne disparaît pas avec une solution unique, mais nécessite une approche globale. Il est nécessaire d’agir sur plusieurs leviers en même temps pour redonner à l’organisme les moyens de produire, réguler et utiliser l’énergie efficacement.

 

Alimentation

L’alimentation est un pilier central (3). Elle doit permettre :

  • de nourrir correctement l’organisme
  • de soutenir le microbiote intestinal
  • d’apporter tous les nutriments nécessaires au métabolisme

En pratique, cela passe par :

  • une alimentation peu transformée
  • un apport suffisant en protéines (précurseurs des neurotransmetteurs)
  • des fibres pour le microbiote
  • des bons acides gras (omégas 3 et omégas 6 essentiels)
  • une stabilisation de la glycémie

Une alimentation déséquilibrée peut entretenir :

  • l’inflammation
  • les déséquilibres hormonaux
  • les variations d’énergie

 

Une alimentation adaptée permet souvent d’améliorer progressivement la fatigue.

Mais l’alimentation seule ne suffit pas toujours, le corps a aussi besoin de mouvement.

 

Activité physique

L’activité physique est indispensable à une bonne santé.

Quel que soit l’angle sous lequel on l’observe, ses bénéfices sont nombreux :

  • maintien de la masse musculaire
  • amélioration de la sensibilité à l’insuline
  • régulation hormonale
  • réduction du risque cardiovasculaire
  • soutien des fonctions cognitives

Elle améliore directement la production d’énergie en agissant notamment sur :

  • les mitochondries (centrales énergétiques des cellules)
  • le système nerveux
  • la gestion du stress

 

Les exercices de force sont particulièrement intéressants :

  • ils améliorent le métabolisme
  • stabilisent la glycémie
  • soutiennent l’équilibre hormonal

 

Même une activité modérée (marche, vélo, yoga, pilates, qi-gong) peut déjà avoir un effet significatif.

Mais un facteur reste central, c’est le stress …

 

Gestion du stress

Le stress chronique est l’un des principaux freins au retour à l’énergie :

  • Il épuise le système nerveux
  • perturbe les hormones
  • altère la récupération

 

En pratique, plusieurs approches peuvent être utiles :

  • une activité corporelle complémentaire (yoga, respiration, relaxation)
  • des techniques de respiration adaptées
  • un travail sur le sommeil
  • une complémentation en magnésium souvent nécessaire car il est surconsommé en cas de stress, qu’il soit d’origine physique ou psychique …

 

Mais il est aussi essentiel de prendre en compte :

  • l’environnement professionnel
  • la charge mentale
  • le contexte familial

Une approche globale est nécessaire, et c’est là que la micronutrition prend tout son sens.

 

Micronutrition

Dans de nombreux cas, une complémentation ciblée peut être utile. Ce n’est pas une solution immédiate et elle doit se baser sur une évaluation clinique et des analyses biologiques. Elle permet de :

  • corriger des carences
  • soutenir les réactions enzymatiques et énergétiques
  • relancer certains processus physiologiques

Les nutriments les plus souvent impliqués sont :

  • magnésium
  • fer
  • vitamines du groupe B
  • oméga-3
  • iode
  • zinc
  • vitamine D

 

Il faut du temps pour mettre en place une fatigue chronique, on ne peut pas espérer s’en défaire en quelques jours comme par miracle …

L’organisme a besoin de temps pour retrouver un fonctionnement optimal.

Les améliorations sont souvent progressives et durables. C’est ce que je montre ici : Micronutrition : définition, rôle et bienfaits pour la santé

 

Hormonothérapie

Il est préférable de toujours commencer par les solutions mises en avant précédemment.

Mais en cas de carence hormonale avérée, votre médecin peut vous prescrire des hormones bio-identiques :

  • estradiol
  • progestérone
  • testostérone
  • DHEA
  • prégnénolone

Il existe de nombreuses contre-indications, et ces options nécessitent un avis médical obligatoire.

 

à partir de quand est-il utile de consulter ?
Comment savoir si cette fatigue nécessite un accompagnement ?

 

Quand consulter pour une fatigue hormonale ?

La fatigue est un réel problème lorsqu’elle devient persistante. Elle ne doit alors pas être banalisée.

Il peut être utile de consulter lorsque :

  • la fatigue dure depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois
  • elle ne s’améliore pas malgré le repos
  • elle impacte le quotidien : travail, vie personnelle, motivation
  • elle s’accompagne d’autres symptômes

 

Les signes à ne pas négliger

Certains signes associés doivent attirer l’attention :

  • troubles du sommeil
  • irritabilité ou variations de l’humeur
  • troubles du cycle menstruel
  • difficultés de concentration
  • prise de poids inexpliquée
  • troubles digestifs

Ces éléments ne sont jamais à prendre isolément et traduisent souvent un déséquilibre plus global de l’organisme.

 

Une fatigue persistante n’est pas forcément liée à une maladie grave, mais elle n’est pas normale pour autant.

Et c’est souvent ce qui est déstabilisant car très souvent, après avoir vu votre médecin, les analyses sont “normales” mais la fatigue est bien réelle !

C’est ce que je montre dans mon article Fatigue chez la femme malgré des analyses normales

 

Dans ce contexte, une approche globale permet souvent d’apporter des réponses plus précises.

L’objectif n’est pas seulement de soulager la fatigue, mais de comprendre les mécanismes qui l’entretiennent et d’agir sur les causes.

C’est précisément ce que permet une consultation en micronutrition et santé fonctionnelle :

  • analyser votre situation dans sa globalité
  • identifier les déséquilibres
  • proposer des pistes adaptées et personnalisées

Il s’agit de mettre en place des actions concrètes pour retrouver progressivement votre énergie.

 

FAQ – Fatigue hormonale chez la femme

Pourquoi suis-je fatiguée alors que mes analyses sont normales ?

C’est une situation extrêmement fréquente que je détaille dans mon article dédié.

Ce constat est déstabilisant mais s’explique assez bien. Les analyses classiques évaluent des valeurs biologiques à un instant donné. Mais elles ne reflètent pas toujours :

  • la sensibilité des tissus aux hormones
  • l’état du système nerveux
  • l’équilibre du métabolisme énergétique
  • les carences micronutritionnelles

De plus, on ne trouve que ce que l’on cherche … Les analyses de biologie fonctionnelle vont explorer des paramètres que la médecine conventionnelle n’aborde pas.

Vos résultats peuvent tout à fait être “dans les normes” sans que votre organisme fonctionne de manière optimale.

 

La fatigue hormonale est-elle liée à la périménopause ?

Oui, très souvent !

La périménopause est une période de transition hormonale durant laquelle les fluctuations d’œstrogènes et de progestérone deviennent plus marquées.
Ces variations peuvent impacter le système nerveux, le sommeil et la régulation de l’énergie.

C’est pourquoi de nombreuses femmes ressentent une fatigue plus importante durant cette période.

 

Le stress peut-il épuiser les hormones ?

Oui, le stress chronique peut jouer un rôle majeur.

Une activation prolongée du système de stress augmente la production de cortisol et perturbe l’équilibre hormonal.
À long terme, cela peut affecter la qualité du sommeil, la récupération et la production d’énergie.

Le stress agit donc comme un facteur d’amplification de la fatigue hormonale.

 

Peut-on retrouver de l’énergie naturellement ?

Dans de nombreux cas, oui.

Une approche globale visant à améliorer l’alimentation, le sommeil, la gestion du stress et l’équilibre micronutritionnel permet souvent d’obtenir des résultats significatifs.
Ces changements agissent progressivement sur les mécanismes à l’origine de la fatigue.

L’objectif est de restaurer un fonctionnement plus équilibré et durable de l’organisme.

 

En résumé

La fatigue hormonale chez la femme est fréquente et souvent multifactorielle.

Elle ne dépend pas uniquement des hormones, mais d’un ensemble de facteurs :

  • système nerveux
  • stress
  • alimentation
  • microbiote
  • métabolisme énergétique

C’est l’interaction entre ces différents éléments qui explique l’apparition et la persistance de la fatigue.

 

Cette fatigue est réelle, mais elle n’est jamais une fatalité.

Très souvent, des ajustements ciblés permettent d’améliorer progressivement l’énergie et le bien-être.

L’approche de la micronutrition et de la santé fonctionnelle permet de comprendre les mécanismes en jeu, et c’est la première étape pour agir efficacement.

 

Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, il peut être utile d’explorer votre situation de manière globale afin d’identifier les leviers d’amélioration adaptés.

 

 

Comprendre est souvent la première étape vers plus d’énergie et de clarté.
Chaque parcours mérite une écoute et une approche individualisée.

Les informations présentées sur ce site ont une vocation informative et éducative.

Elles ne constituent pas une consultation médicale et ne remplacent pas un avis personnalisé avec un professionnel de santé.

 

(1) Plottel CS, Blaser MJ. Microbiome and estrogen metabolism: the estrobolome. Cell Host & Microbe, 2011.

(2) Baker JM et al. Estrogen-gut microbiome axis: physiological and clinical implications. Maturitas, 2017.

(3) Lopresti AL et al. The role of diet and nutrition in depression and fatigue. Nutrients, 2013.

(4) McEwen BS. Protective and damaging effects of stress mediators. New England Journal of Medicine, 1998.

(5) Mullur R, Liu YY, Brent GA. Thyroid hormone regulation of metabolism. Physiological Reviews, 2014.

 

À propos de l’auteur

Arnaud Brun est docteur en pharmacie spécialisé en micronutrition, et moniteur de Hatha Yoga.

Il s’intéresse particulièrement aux interactions entre alimentation, activité physique, métabolisme et santé hormonale.

 

© Arnaud Brun – Tous droits réservés.
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